Guy Roux ne sera jamais président de l'AJA

Publié le par homer89

Information : Guy Roux : « Je rentre à Auxerre »

Moins de trois mois après son départ fracassant pour le RC Lens, Guy Roux met fin à l'aventure.

Difficile de repartir de zéro à 68 ans. Soixante et un jours après avoir dirigé sa première séance avec le RC Lens, Guy Roux a jeté l'éponge, samedi soir. L'ancien Ajaïste revient sur les raisons de ce retour dans l'Yonne.

Comment vous sentez-vous après l'annonce de votre départ ?
Je me sens très bien. Cette annonce n'a pas été faite sur un coup de tête. J'en avais discuté avec le président dès le début de la semaine.

Quelles sont les raisons de votre départ ?
Dans les qualités qui m'ont permis de faire cette carrière, j'avais un enthousiasme et une faculté de me mettre en colère que tout le monde connaît. Je n'avais plus cette capacité à soulever des montagnes.

La méthode auxerroise était-elle exportable à Lens ?
Je ne l'ai pas emportée ! Une presse très vivante a monté en épingle des choses qui passaient inaperçues à Auxerre. J'ai passé deux mois sans problème intérieur…

Quel était donc le problème ?
Moi. Ma puissance de feu a diminué.

Le Guy Roux d'il y a quelques années aurait-il pu réussir à Lens ?
Bien sûr ! Même celui d'il y a trois ans qui est allé en quart de finale de coupe d'Europe.

Aviez-vous une certaine nostalgie d'Auxerre ?
J'ai pu ressentir la difficulté d'un exil. C'était difficile. Les Corons, c'est une belle chanson que le public entonne à la mi-temps, mais ici, le pays est rude. J'ai fait deux ans de service militaire en Allemagne alors j'aurais pu m'adapter mais ça n'arrive pas au même moment.

Qu'est-ce que cet épisode lensois aura changé dans votre carrière ?
C'était une aventure. Avec tout le scénario qui s'est produit, ce n'était pas mal à un âge où normalement on s'endort doucement. Maintenant, j'ai souffert. J'ai dû mettre un mouchoir sur mon amour-propre.

« Jamais président de l'AJA »

De quoi est fait votre avenir ?
Je vais rentrer dans la semaine à Auxerre. Je vais rentrer chez moi et voir mes copains. Je suis toujours sous contrat avec Europe 1 et il me reste quelques engagements publicitaires. J'entraînerai peut-être des enfants de 11 ou 12 ans à Appoigny ou à Auxerre… Je vais reprendre mes conférences sur le management au profit de l'association Mécénat chirurgie cardiaque. Si Canal + m'appelle, j'irai.

L'AJ Auxerre fait elle partie de votre avenir ?
Tout le monde connaît mon attachement viscéral et éternel à l'AJA. J'ai été à l'AJA sans discontinuer depuis 1952, sauf pendant quatre ans. J'ai trouvé un peu difficile qu'à un moment on pense que j'étais de trop. Peut-être que j'achèterai une carte de clubber. Je ne suis pas fâché.

La présidence de l'AJ Auxerre vous intéresse-t-elle ?
Vous pouvez prendre les caractères gras de votre rotative et écrire : « Je ne serai jamais président de l'AJA. » Président, c'est le stress et les « emmerdements » sans le bonheur du terrain. Je suis admiratif des gens qui font ça pendant longtemps comme Jean-Claude Hamel ou Gervais Martel. Moi jamais.

Certains à Auxerre ont pensé que cette place pouvait vous intéresser ?
Ceux qui pensaient pouvoir m'écarter ont tapé à côté. C'est la même chose pour la politique. Qu'ils ne craignent rien, j'accepterai seulement de faire partie d'une liste pour un troisième mandat à Appoigny.

Quels sont vos rapports avec l'AJA ?
Je pense que je n'ai pas d'ennemi. Il y avait des circonstances particulières au moment de mon départ. Certains ont peut-être eu peur que je me mette en travers de la politique engagée par le club à l'intersaison. Et c'est vrai que je me serais mis en travers.

http://www.lyonne-republicaine.fr

Publié dans AJA

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